Aller au contenu

Faire le métré d’une salle de bain avant de la rénover

Une salle de bain est petite, mais elle concentre beaucoup de postes : sol, faïence, peinture, plomberie, équipements. Un métré soigné, pièce par pièce et poste par poste, évite d’oublier un élément et permet de chiffrer juste. Voici la méthode, avec une salle de bain de 2,50 × 2 m en exemple.

Le sol

La surface du sol vaut longueur × largeur : 2,50 × 2 = 5 m². Retirez l’emprise d’un receveur ou d’une baignoire si le carrelage ne passe pas dessous ; ajoutez la marge de coupe habituelle avant de compter les carreaux.

Pensez au support : un ancien carrelage à déposer, un sol à ragréer pour le remettre à niveau, une pente à créer pour une douche à l’italienne. Chacun de ces travaux est une ligne à part, en m².

Les murs : faïence et peinture

Le périmètre de la pièce vaut 2 × (2,50 + 2) = 9 m. Si la faïence monte à 2,10 m sur tout le pourtour, sa surface brute fait 9 × 2,10 = 18,90 m². Retirez la porte (0,80 × 2,04 m, soit 1,63 m²) : il reste 17,27 m² de faïence.

Au-dessus de la faïence, la bande de mur à peindre fait 9 × (2,50 − 2,10) = 3,60 m², à laquelle s’ajoute le plafond de 5 m². Une peinture adaptée aux pièces humides est à prévoir dans la ligne de fourniture.

  • Faïence toute hauteur : périmètre × hauteur sous plafond
  • Faïence partielle : périmètre × hauteur de faïence
  • Peinture : bande restante + plafond

Les équipements à l’unité

Les équipements se comptent à l’unité : receveur ou baignoire, paroi, lavabo ou meuble vasque, WC, robinetterie, miroir, accessoires. Pour chacun, notez s’il est conservé, remplacé, ajouté ou déposé : seuls les éléments touchés génèrent des travaux.

Les raccordements dépendent de ce qui bouge. Remplacer un lavabo au même endroit demande peu de plomberie ; déplacer une douche peut demander de reprendre les évacuations et l’alimentation sur plusieurs mètres.

Les travaux préparatoires

La dépose se compte en m² pour les revêtements et à l’unité pour les équipements. L’évacuation des gravats d’une salle de bain carrelée représente souvent plusieurs sacs : estimez-la à partir des surfaces et des épaisseurs déposées.

Une étanchéité sous carrelage est généralement prévue dans les zones de douche : elle se compte en m², avec les bandes d’angle en mètres linéaires. Suivez la notice du système choisi pour les recouvrements et les remontées.

Récapituler le métré

Dans l’exemple : 5 m² de sol, 17,27 m² de faïence, 3,60 m² de peinture murale, 5 m² de plafond, plus la liste des équipements et les travaux préparatoires. Ce récapitulatif devient directement les lignes du devis.

Gardez les mesures et les formules avec le métré : si le client change d’avis sur la hauteur de faïence, vous recalculez en une minute au lieu de tout remesurer.

Les petits postes souvent oubliés

Les joints et le silicone autour du receveur, du lavabo et de la baignoire, les profilés d’angle ou de finition de la faïence, les trappes de visite pour accéder aux siphons et les caches des sorties de tuyaux sont des postes modestes, mais leur absence se voit tout de suite.

Notez-les dans le métré, en mètres linéaires pour les profilés et les joints, à l’unité pour les trappes et les accessoires. Ils complètent le devis sans le rendre illisible.

FAQ

Faut-il carreler sous la baignoire ?

Pas toujours : selon le choix de pose, la surface sous la baignoire peut être retirée du métré du sol.

Quelle hauteur de faïence choisir ?

C’est un choix esthétique et pratique ; les zones de douche sont en général carrelées plus haut que le reste de la pièce.

Comment compter la peinture d’une salle de bain carrelée ?

Comptez la bande de mur au-dessus de la faïence et le plafond.

Le métré suffit-il pour chiffrer ?

Il donne les quantités ; les prix viennent de vos fournitures et de votre main-d’œuvre.

À lire aussi