Les coûts directs
Les coûts directs sont ceux qui n’existeraient pas sans ce chantier : matériaux et fournitures, main-d’œuvre de l’équipe, sous-traitance, transport des matériaux, location de matériel, évacuation des déchets.
Les matériaux se comptent à partir du métré, marge de coupe comprise, au prix d’achat réel livré. Le transport inclut les livraisons des fournisseurs et les trajets de l’équipe si vous les facturez au chantier.
- Matériaux et fournitures
- Main-d’œuvre
- Sous-traitance
- Transport
- Location de matériel
- Évacuation des déchets
La main-d’œuvre chargée
La main-d’œuvre se compte en jours de travail par personne, multipliés par un coût journalier qui inclut le salaire et les charges liées. Un coût journalier sans les charges sous-estime le chantier.
Exemple : trois personnes pendant huit jours à 450 par jour coûtent 3 × 8 × 450 = 10 800. Le calculateur de coût de main-d’œuvre aide à établir ce coût journalier à partir de vos propres données.
Les frais généraux
Les frais généraux font tourner l’entreprise sans être liés à un chantier précis : local, véhicule de service, assurances, téléphone, comptable, temps administratif. Ils doivent être couverts par l’ensemble des chantiers de l’année.
Une méthode simple consiste à les rapporter aux coûts directs annuels : si les frais généraux représentent 8 % des coûts directs de l’année, on ajoute 8 % aux coûts directs de chaque chantier. Ce pourcentage est propre à chaque entreprise et se recalcule chaque année.
Un exemple complet
Matériaux 12 000, main-d’œuvre 10 800, transport 900, location 600 : les coûts directs font 24 300. Avec 8 % de frais généraux, on ajoute 1 944. Le prix de revient du chantier est de 26 244.
Ce montant est le seuil en dessous duquel le chantier fait perdre de l’argent. Le prix de vente s’obtient ensuite en ajoutant la marge souhaitée, par exemple avec un coefficient.
Les oublis fréquents
Le temps de préparation du devis, les allers-retours chez le fournisseur, le nettoyage de fin de chantier et les petites reprises après la réception sont rarement comptés. Ils représentent pourtant des heures réelles.
Comparez à la fin de chaque chantier le prix de revient prévu et le prix de revient réel. L’écart vous dit où votre chiffrage est trop optimiste.
Le prix de revient au service du devis
Un prix de revient bien construit sert à plus qu’un seul chantier. En le rapportant à l’unité, par exemple au m² de carrelage posé ou au mètre linéaire de mur, vous obtenez des repères internes qui accélèrent les devis suivants et signalent un prix anormalement bas.
Mettez ces repères à jour quand les prix d’achat changent : une hausse de quelques pour cent sur les matériaux d’un chantier modifie directement la marge si le prix de vente reste figé.
Et si le chantier est plus long que prévu ?
La main-d’œuvre est la part la plus sensible aux imprévus : deux jours de plus pour trois personnes ajoutent 2 × 3 × 450 = 2 700 dans l’exemple, soit plus de 10 % du prix de revient. Gardez une marge de sécurité raisonnable sur la durée quand le chantier comporte des inconnues.
FAQ
Quelle différence entre prix de revient et prix de vente ?
Le prix de revient est le coût pour l’entreprise ; le prix de vente ajoute la marge.
Faut-il inclure les frais généraux dans chaque chantier ?
Oui, sinon ils ne sont couverts par aucun chantier et l’entreprise perd de l’argent sans le voir.
Comment connaître son taux de frais généraux ?
En rapportant les frais généraux annuels aux coûts directs de l’année, à partir de vos comptes.
Les chiffres du guide sont-ils des prix de référence ?
Non, ce sont des exemples pour illustrer le calcul.